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04 febbraio

Où sont nos véritables sentiments ? suite

Ma rationalité se trouve malmenée par ces évènements. Qui suis je pour prétendre être mieux qu’un autre ? Ce n’est même pas cela en fait… pourquoi serais-tu plus heureuse avec moi plutôt qu’avec un autre ? S’il est ton Autre, je ne peux désirer te l’ôter. Ce serait criminel. Si tu le voit plus que moi c’est qu’il doit être sur terre pour toi, et je suis en fait en pleine illusion à ton propos… je devrais t’oublier, t’effacer de ma mémoire, mais nous ne fonctionnons pas ainsi malheureusement. Si j’étais une machine tout serait plus simple, une petite remise à jour de mon disque dur suffirait pour ne plus me souvenir de toi. Peut être suis-je lâche ? Je ne suis pas dans tes pensées, et il est possible que tu attendes un Autre sans que je le sache. Si en fait ta relation actuelle ne t’épanouissait pas vraiment, si en fait tu me recherchais ? Le bonheur de nous découvrir est finalement proche sans que je l’ai deviné ? Tant que je n’oserai te parler franchement mes questions resteront sans réponses. Mais j’ai peur. Peur de te perdre dans cette amitié possible entre nous deux. Celle-ci me laisserait toujours partiellement satisfait, mais ne vaut-elle pas mieux qu’un éloignement total. J’ai peur aussi de te mettre dans une situation gênante, où ta gentillesse et ta bonté d’âme seraient malmenées. J’ai peur d’être égoïste dans ma recherche de bonheur. Peur que mon désir d’égoïsme au pluriel ne soit qu’au singulier, sans véritables pensées réelles amoureuses pour l’Autre potentielle. Aimer l’Autre ne consiste-t-il pas à vouloir son bien ? Te rendre mal à l’aise en me confiant à toi n’est pas, je crois, la solution de ton épanouissement. J’imagine si bien ton regard remplis de compréhension et de gêne. D’une compréhension dramatique pour moi, car prouvant l’illusion que je m’étais crée. D’une gêne tragique pour toi sachant que tu ne pourras nourrir mon illusion afin de la transformer en réalité. Tu ne me veux pas de mal, mais tu ne peux me rendre complètement heureux non plus ; et je ne peux t’en vouloir car c’est juste… NON !!!!! je ne peux t’imposer cette confrontation entre l’illusion et la réalité. Je reste dans mon jardin d’éden, innocent et rêveur. Plongé dans des idées utopiques, mais qui ont le mérite de ne faire souffrir personne à par moi. Dans ce monde là au moins nous partageons des instants de complicité, des sourires, des idées…. Voilà le bonheur… LE REVE

Où sont nos véritables sentiments ? suite

C’est incroyable comme les évènements ne sont jamais simples. Avant même qu’une quelconque histoire est débutée, elle peut devenir compliquée. J’AIME… Grande affirmation qui repose sur une sensation encore plus grande. J’ai bien tenté de m’en dissuader. Essayer d’être objectif, en cherchant toutes les composantes actuelles de ma vie, capables de me pousser vers un désir d’aimer, plus que vers l’acte véritable d’aimer : une frustration de célibataire, une proximité quotidienne, une séduction désiré… mais rien ni fait, je pense à toi, mon Autre. Quand je ne le devrais pas, je me sens profondément attiré par toi. Physiquement évidemment, mais également par de multiples détails qui ne font que renforcer mon sentiment de tendresse. Je suis attendri par tes défauts, j’ai envie de t’effleurer la main. Je désire un contact avec toi pour sentir cette tension devenir réalité. Les peu de fois où nous nous sommes frôlés, je me suis trouvé transporté dans un univers parallèle. C’était nous et personne d’autre. La réalité est tout autre pourtant. C’est la mon dilemme et ma grande peine. Cependant, j’ai l’impression parfois que tu m’as deviné, et que tu partages mon désir. Instant fugace où le rêve me semble réalité. Illusion d’un bonheur pluriel possible. Je ne peux te forcer à me choisir, je ne peux même pas te guider vers moi. Ma conscience me l’interdit. Te prendre dans mes bras m’a souvent effleuré, mais j’imaginais ton recul et ton incompréhension face à moi. J’imaginais ma blessure interne de vivre cette non reconnaissance en direct. Je désire pouvoir te regarder autant que je le veux, dans les yeux. Ton regard me porte, il dit si bien ta beauté, ta gentillesse, ton humanité, ta simplicité dans le bonheur. Mon bonheur est le tien, et j’espère, pour mon désespoir, que ton malheur ne sera pas le mien. Te sentir triste m’est intolérable. Je me sens impuissant face à cette douleur que j’aimerai tellement soulager par des mots d’amour ; pour tes maux toujours j’aimerai être présent. Je veux te voir sourire ; il est si beau ce sourire et tu le portes si bien. Ta curiosité de la vie me régénère, pointant du doigt mon obscurantisme. La vie est belle, et je la redécouvre grâce à toi. Une impasse est posée : ton bonheur serait mon malheur et réciproquement… le bonheur n’est pas toujours simple. Les choix le sont encore moins. Je m’attends à te voir heureuse sans moi et je m’en réjouis. Mais mon sourire est amer. Remonter le temps serait inutile. Les évènements seraient peut être différents, et je ne te rencontrerais donc peut être pas. Je suis rempli d’incertitudes. La seule chose dont je suis convaincu, c’est de la tendresse exacerbée qui m’emplit de toi. C’est dans ces moments là que la franchise n’a pas sa place ; malgré toute l’importance que je lui confère. Parfois sans mensonge, l’omission a du bon.
03 febbraio

Où sont nos véritables sentiments ? suite...

Rester avec un regard d’innocent me semble intéressant. J’évite les a priori, les jugements précipités, les analyses fortuites. J’évite tout ce qui pourrait « polluer » un début de relation. Je ne me cache pas les ressentis, les sentiments éprouvés et j’en discute même volontiers avec la personne en toute simplicité, car cela favorise l’échange, la franchise de dialogue et donc la compréhension de l’autre. Je reste enfant dans les plaisirs de la rencontre, en appréciant les petits riens, les petits tout qui font le non quotidien d’un début de relation. Nous sommes devenus par trop blasés de ce qui nous entoure. C’est parfaitement regrettable, car les joies potentielles environnantes restent identiques à ce qu’elles furent ; c’est simplement notre perception qui a changé. Prenez un simple bouquet de fleurs, soigneusement choisies, composées et personnalisées ; pas le bouquet tout fait, mais celui pour lequel vous aurez passé un temps certain, sans égoïsme aucun. Offrez le pour un anniversaire. Lui seul. Avec vous seul. J’ose le faire car l’intention première est de dire que l’on a penser à l’Autre. Vous avez de fortes probabilités de vous faire reprocher, non pas le bouquet, mais sa solitude. Indirectement certes si la dame a un minimum de savoir-vivre, mais ses yeux la trahiront sans mentir. Un bouquet est devenu un beau préliminaire pour quelque chose de plus conséquent. N’est-ce pas regrettable ? lui seul avec vous est devenu insuffisant pour une occasion, car la société nous a appris à consommer toujours plus. Personnellement, rajouter un restaurant avec le bouquet me semble tout aussi limité, mais…. Personnaliser l’occasion est ce qu’y me paraît primordial. Il m’est arrivé de créer des bijoux en bois ou/et coquillages pour des occasions tels que anniversaires, fêtes, etc.… penser à l’Autre, et consacrer du temps pour lui faire du temps est un cadeau plus vrai que d’acheter bêtement une chose toute faite…

Où sont nos véritables sentiments ? suite...

Pourquoi vouloir se justifier en imaginant écrire pour représenter des « mâles ». bêtise pure !!! comment oser prétendre à ce rôle ? c’est me semble-t-il un peu , beaucoup prétentieux. Que l’on me trouve un minimum égocentrique je l’accorde volontiers, mais pas prétentieux. Je tente difficilement de voir clair dans ma tête, et sans me désintéresser des autres je préfère déjà essayer de débrouiller cette confusion partielle. Mon égoïsme au singulier me pèse terriblement. Je ne désespère pas de croiser mon Autre, mais l’attente est longue ; pas trop longue car cela ne fait que trois semaines que je suis célibataire… mais la page est tournée, je me sens donc tout à fait prêt à rencontrer quelqu’un, pour échanger, partager. Je crois difficilement au coup de foudre aujourd’hui, nous sommes devenus si méfiant les uns envers les autres, la confiance n’est plus aveuglée par des sentiments trop forts. Et c’est naturel, mais souvent pesant. Pour ma part du moins. Quand j’apprécie quelqu’un j’ai tendance à tout de suite lui accorder ma confiance sans restrictions aucune. Je suis resté très enfant de ce côté là, étonnamment… le temps ne compte pas dans cette attente, je ne peux pas me dire impatient dans le temps ; mais impatient de la rencontre. Impatient de rencontrer cette personne qui sera encore une fois différentes des autres Autres. Impatient de cette palpitation ressentie dans ces moments d’échange et de découvertes.
02 febbraio

Où sont nos véritables sentiments ? suite

Je n’ai pas à regretter ce passé. La nostalgie qui en découle est quasiment obligatoire je pense. L’intérêt du passé est qu’il me permet d’avancer en essayant de ne pas renouveler mes erreurs. Ne pas vivre dans le passé mais savoir s’en souvenir à bon escient est juste. Je crois l’avoir parfois trop enfouis en moi-même, ou alors l’avoir ignoré. Ce fut une autre de mes erreurs que j’espère ne plus accomplir. Cette prise de conscience m’étonne. Aurais-je évolué dans ma tête ? Ma nature rêveuse me porte à oublier, à m’illusionner. C’est mignon mais si peu réaliste. Prendre conscience de la réalité est une obligation à un moment donné. Avoir voulu me transformer en un homme dégagé de sentiments profonds fut d’une totale irréalité. La volonté a pouvoir de miracle, mais elle a surtout ses limites. Je suis sensible, et je dois l’accepter. Je pleure devant des films « à l’eau de rose » et c’est bien !! je préfère cette humanité parfois exacerbée à une froideur telle que celle qui tentait d’engoncer mon cœur. Pourquoi devrions-nous subir la société actuelle et se conformer à ses préceptes d’inhumanité ? Là, je pense aux gens qui mange devant les informations télévisuelles du soir. Avec une bouchée d’un bon steak entre un reportage sur la famine en Ethiopie, et d’autres reportages sur la guerre au Rwanda, le cyclone machin qui a tué cinquante mille personnes et tant d’autres encore. Est-ce avec l’âge que l’on s’inhumanise ? A force de voir de plus en plus d’horreur ? Personnellement, j’ai l’impression de fonctionner à l’inverse de ce courant et je regrette simplement de ne pas avoir le courage de tout lâcher ; de partir aller aider des inconnus qui on encore gardés un côté humain non conditionné. Je n’arrive pas à comprendre l’indifférence qui a gagné une majorité de notre société. Une indifférence tellement ignorée qu’elle en devient cruauté hallucinante. Qu’importe l’autre, tant que je vais bien et que ma vie n’est pas perturbée. Serait-ce l’origine de l’égoïsme au singulier qui semble se répandre autour de nous et en nous ? J’ai peur, souvent, d’être atteint par ce mal. De trop penser à moi en n’ayant plus la capacité psychique de réagir. Effectivement les personnes devant leur journal télévisé m’attristent, me révoltent ; mais ne suis-je pas pire qu’eux ? Je ne regarde plus le journal en mangeant depuis très, très longtemps. A l’inverse du présupposé, je suis arrivé à m’indifférer totalement du monde extérieur m’entourant puisque je ne regarde quasiment plus du tout le journal… je me dis trop sensible…une illusion de ma part encore pour me cacher la vérité ; celle de mon ignorance exhaustive de l’autre… Comment prétendre… Trêve de rhétorique. Toute action a sa relativité, comme toute pensée a son contexte. Ou inversement. Au lecteur de décider. Mon lecteur ou ma lectrice ? je subodore que ma prose risque plus d’intéresser les femmes que les hommes. Les histoires de têtes et de cœur indiffèrent généralement plus ceux-ci. Donc chère lectrice, bienvenue dans la tourmente de ma tête. Mes écrits sont un livre ouvert au public, un don d’un homme quelconque, avec une vie quelconque. Mais ne suis-je pas justement représentatif de mes non-amis les hommes ? Je m’ouvre à vous, non pour vous plaire au départ, mais peut être à l’arrivée. Puisque séduire fait partie de moi, je désire vous séduire chère inconnue. Les hommes ne sont pas aussi dures que ce l’on vous fait croire. Le système de fonctionnement sociétaire nous a amené au comportement d’aujourd’hui. Mais ce n’est que de l’esbroufe. Une grande illusion d’hommes perdus cherchant désespérément un statut, une place en réel accord avec leur personnalité profonde. Je ne suis finalement pas si représentatif que cela du genre mâle à la réflexion. En effet, je suis en train de raconter ma vie, mes espérances et tout ce qui suit, en écrivant… tout le monde n’écrit pas autant que cela. Et heureusement, sinon imaginez les pauvres maisons d’éditions, elles seraient submergées d’écrits sans consistances réelles. Cependant… Je tente de réfléchir à l’écrit pour mieux pouvoir me comprendre. Penser est bon, mais nous pouvons facilement oublier les idées, les conclusions auxquelles nous aboutissons. Ce qui revient à ne pas penser, ou plutôt à se « prendre la tête » pour pas beaucoup de résultats. Ce que je faisais depuis de nombreuses années. Maintenant je pense autant, mais en laissant des traces. Se relire est excellent, pas à chaud sinon je manque d’objectivité. Mais quelques jours après cela fait un rappel de ce que nous pensons. Et quelles claques !!! d’un côté , je peux voir si je progresse dans ma réflexion ou non. Dans le cas contraire, il s’agit de se remettre en question une nouvelle fois. Il n’est pas facile de reconnaître ses erreurs de vie. Tellement peu simple que même en y réfléchissant, je ne suis pas certain que cela m’amène à changer. Constat défaitiste ? Non. Réfléchir ne peux jamais faire de mal.
30 gennaio

Où sont nos véritables sentiments ?

Je m’étais encore égaré… histoire en fait de retrouver le moral. Se laisser aller à des pensées vagabondes, illusoires, permet d’oublier le temps de ces pensées la réalité qui parfois n’est pas si romantique et idéale qu’on l’aimerait. Où sont nos sentiments ? Ils se trouvent à chaque instant dans les relations que nous entretenons avec les personnes nous entourant. Aussi bien envers les comparses de notre propre sexe qu’avec ceux du sexe opposé. Plus ou moins consciemment ou non nous nous trouvons dans une relation de séduction dans tous les cas. Mon collègue masculin de travail me séduit et réciproquement… A un degré différent d’une relation amoureuse, mais cela reste un stade de séduction ou non, selon que l’on s‘apprécie ou non. Le même phénomène se retrouve également, et peut-être devrais-je dire évidemment, avec mes partenaires de travail féminins. Ce n’est pas innocent si une grande partie des rencontres amoureuses s’effectuent sur le lieu de travail. Tellement peu innocent que pour ma part j’ai conscience à quasiment chaque instant d’être dans un échange de séduction. Certaines personnes me trouveront obnubilé par cette idée, moi je crois plutôt que je ne me voile pas la face. Où est le mal à être en perpétuelle séduction ? Désirer séduire ne signifie pas à chaque fois désirer avoir une relation sexuelle, ou désirer entamer une relation sérieuse avec la personne. Rien de tout cela, mais simplement le désir de plaire à l’autre. Sans majuscule puisque nous ne sommes plus dans un chapitre d’Amour mais de relation humaine tout ce qu’il y a de plus rationnelle et platonique. Utopie certains me diront, dans tous désirs de plaire se pose une idée ambiguë. Telle que l’amitié entre un homme et une femme, ambiguë, ambiguë… et je me dois d’avouer comprendre ces personnes la. Mes amies féminines furent soit des « ex » avec lesquelles j’avais conservé d’excellentes relations, soit des femmes que j’aurais préféré voir un jour devenir plus que des simples et meilleures amies. Où se trouve la barrière ? Celle où une collègue ou une amie devient plus ? Elle est très mince, et à la fois énorme. Aussi énorme que le peu de chances que nous possédons de croiser un jour aux croisées d’un chemin le grand Amour. La différence de relation se trouve dans le fait que des affinités plus ou moins importantes existent entre les deux partis. Des affinités, et ce petit plus inexplicable qui amène une personne à considérer l’autre comme l’Autre. Drames multiples et indénombrables d’âmes solitaires dans le travail, qui se morfondent en espérant une réciprocité de sentiments. Ne vous est-il jamais arrivé d’être conscient de l’Autre sans que celui-ci ne vous ai même deviné ? Si vous l’infirmez, c’est que vous n’êtes pas d’une nature encline aux sentiments amoureux, ou alors vous fûtes excessivement chanceux… trouver quelqu’un agréable n’est pas innocent. C’est qu’un courant de séduction est passé entre vous et cette personne. Ne dit-on pas d’une personne qu’elle est plaisante ? C’est donc qu’elle nous plait. Et pour plaire nous sommes obligatoirement dans un acte de séduction, et le pas est sauté !!! Le tout est d’assumer son désir de plaire. Je le revendique pour ma part : je ne me sentirais pas exister si je n’étais pas en constante séduction de mon entourage. La blessure est plus importante quand je me sens dans l’échec, mais cela fait malheureusement partie de l’incontournable relativité dans tout acte. Selon le contexte et la personne la séduction peut parfaitement échouer. Triste évènement contextuel… mais c’est un peu simpliste que de réduire un échec à un contexte ; ne nous leurrons point, on ne peut pas plaire à tout le monde. Le plus frustrant que je connaisse est la séduction avortée. Nous rencontrons une personne avec laquelle l’échange d’idées et plein d’autres choses se font bien. Mais le contexte, l’entourage font que ce début de séduction est arrêté. Il ne reste plus au final que la nostalgie d’une rencontre de l’Autre peut être ratée. Ce n’est pas vraiment grave en soi, ce n’était peut être que notre imaginaire qui s’était emballé le temps d’un instant, sans plus… mais si… combien de fois me suis-je trouvé à regretter un manque de hardiesse de ma part. Et si, et si… Et le temps efface cette frustration ressentie, simplement. Rien n’est dramatique… Tout drame est relatif, et pourquoi parler de drame ? Ce que je perçois comme un drame n’est peut être qu’une simple histoire de vie. Des sens à fleur de peau me font ressentir ma vie comme de multiples tragédies, comédie dramatique. Ma philosophie actuelle de vie vient de cette sensiblerie. Plus rien n’est grave et tout est relatif. Rien n’est constant et naît pour disparaître. Philosophie ou fuite constante ? Aujourd’hui je sais que je fuis mon passé. Trop de regret et de peines amoureuses y habitent que je n’ai jamais vraiment digéré. Ma sensibilité était incomprise, ma passion semblait trop passionnée aux autres, je faisais peur. Et aujourd’hui ? C’est ma tempérance qui effraie. Où se trouve le juste milieu mon Autre ? J’ai voulu me calquer au comportement général, enfouir ma passion pour ne plus effrayer, mais j’ai eu tort. Cela n’a servi qu’à me desservir. Je me retrouve avec une frustration énorme et incontournable. Ma retenue est devenue handicap. J’aimerai devenir muet pour n’avoir plus le potentiel d’exprimer verbalement mes sentiments. Les intentions et les gestes me sont encore permis mais les mots sont devenus comme de la lave dans un glacier. Ma langue, mon palet, mes dents, mon corps se refusent à l’expression orale. Une impossibilité physique que je désire combattre, mais la bataille est rude. La peur de me découvrir de nouveau est encore la plus forte. S’entendre ignoré nous blesse au plus profond de notre être. C’est une certitude pour ma part. ce n’est pas une question d’humiliation, de forme, mais simplement mon fond qui se retrouve blessé. Non pas blessé par la forme et le fond du refus ou de l’ignorance ; mais blessé par la signification profonde de l’instant. Le partage n’a pas lieu, la séduction est avortée au singulier, mon égoïsme ne trouve pas son pluriel. Et même en relativisant, c’est un drame. Pourquoi un drame ? Mais parce que ce n’est pas tous les jours que je désire le pluriel. Parce que ce n’est pas avec tout le monde que je désire être pluriel. Parce que mon Autre est unique à mes yeux. Pour éviter ce malencontreux incident de parcours le plus simple est de rester silencieux dans son coin, tel un ours dans sa tanière, mais la frustration du non dit et la certitude d’un futur pluriel me pousse dans la valse, seul, seul, seul… Suis-je paranoïaque, aveugle, rêveur ou juste humain ? Les fois où nous nous sommes aperçus furent si rares mon Autre et moi. Suis-je devenu un égoïste singulier trop égoïste pour penser au pluriel ? il me semble pourtant désirer vivre avec mon Autre. Mon côté félin m’amène à aimer ronronner, sans mots nécessaires puisque je suis là. Quel langage trouver pour échanger sans incompréhension ? Les mots ont tant de sens, lesquels choisir pour parler sans effrayer. Lesquels choisir pour rassurer… dire nos sentiments tels qu’on les ressent n’est pas toujours la solution. La franchise n’exprime pas toujours ce que l’on croit vrai. Les mots font partis des compromis qu’il faut penser à faire dans une relation sentimentale. Trop d’honnêteté n’est pas toujours bien perçu. Suis-je donc obligé de fausser la vérité pour être franc ? Franchise et séduction sont-ils compatibles ? Partiellement puisque pour plaire nous devons paraître aux yeux de l’Autre tel qu’il nous imagine. Mais c’est en même temps contradictoire pour le futur. Une des conditions de sérénité dans une relation consiste à accepter les défauts de l’Autre, à accepter l’Autre tel qu’il est sans vouloir le changer. Pour cela la séduction devrait ne pas fausser la vérité, car sinon les surprises futures peuvent être trop nombreuses et inacceptables. Est-ce une raison des séparations si nombreuses que l’on constate autour de nous ? Mais ne sommes nous pas aveugles aussi durant la phase de découverte de l’Autre ? Rien n’est plus rassurant que de penser que nous nous sommes trouvés. Il est inimaginable que des défauts puissent nous déranger dans le futur et nous avançons avec des œillères afin de ne voir que la lune face à nous. Elle est si parfaite, il est si parfait, nous sommes si parfait l’un pour l’autre. Ce romantisme nous tue avant la naissance. L’amour sans être une utopie ne permet pas tous. Surtout l’amour d’aujourd’hui. Il semblerait qu’il est subit quelques changements depuis…on ne sait pas quand… Je pense à l’amour de consommation, dans une société de consommation. Il existe tant de choix et tant de déchetterie. Tout est fabriqué pour durer moins longtemps, et l’amour parait subir ce changement. C’est vieux ou l’on se lasse, donc on jette. Les placards sont pleins de vieillerie, ils débordent d’anciens. D’usés. Pourquoi s’encombrer l’esprit, la vue et la vie d’inopportuns. Il n’est pourtant pas si facile de trouver un Autre, mais notre consommation y remédie, avec des organismes multiples et variés de rencontres. Vous payez et vous trouvez, sinon vous êtes remboursés !! Bientôt nous en arriverons là, c’est certain. Ils vous garantiront même le mariage, « avec mille euros de plus vous avez la garantie décennale monsieur », bien mais que comprend-elle ? « L’humour, la fidélité, l’argent et au minimum deux enfants »… le choix est présent, mais est-ce un présent ? La vie nous offre la liberté, mais cette liberté commence à être tronquée, on devance tout nos désirs : un catalogue de bonheur. « En tournant la page je t’ai trouvé mon Autre », histoire d’une consommation romantique... Je délire ? Oui, mais si peu… en revenant au présent, comment expliquer ces séparations environnantes ? Pourquoi regretter le passé ? Pour ma part j’ai constaté mieux comprendre les gens après les avoir perdu de vue. Je vais nuancer en disant plutôt, mieux me comprendre vis-à-vis de ces personnes. C’est avec le recul que je perçois mieux mes sentiments. Je ne parle pas que de positivisme subjectif anachronique, non, je parle d’une clairvoyance de mes sentiments intimes. Il semblerait qu’en vivant au quotidien je ne sois pas conscient de mes réels sentiments. Etonnant… je découvre que je supportais un « ami » alors qu’il m’agaçait parfaitement sur un nombre de sujets incroyables. Pour quelle raison ai-je pu vivre cela si longtemps ? Dans une relation amoureuse ces années seraient devenues quelques semaines au maximum. A contrario, mon ex-amie pour qui je pensais depuis toujours n’avoir jamais vraiment eu de sentiments amoureux s’est révélée absente à mes côtés, quelques mois après notre séparation. Dont je fus pourtant l’initiateur… une des erreurs de ma vie. Mais faut-il les compter ? Depuis le début je croyais être avec elle par hasard et non par amour ; des années sont passées où le quotidien se passait, et je gardais toujours cette idée en tête, idiot que j’étais. Sans m’apercevoir que je cherchais plus à me rassurer qu’à être franc : je ne pouvais pas souffrir si notre relation tournait mal puisque je n’avais pas de sentiments amoureux véritables. Une illusion de protection parfaitement stupide que ma fierté n’a dévoilé qu’après quelques mois de solitude. Elle me manquait, un manque dans les tripes, dans la tête. Et quand je la voyais, je la trouvais merveilleusement imparfaite afin de me conforter dans ma bêtise. Et pourtant la réalité était toute autre certes, elle avait des défauts, mais qu’étaient-ils en comparaison de ce que j’éprouvais pour elle. Pendant des années je ne lui ai rien dit car je ne le savais pas moi-même, je me refusais à le croire. Quelle mal lui ai-je fais… je crains que ce ne soit pas mesurable, mais je m’en veux énormément. Aujourd’hui je regrette ce gâchis au pluriel. Mais ma bêtise m’avait transformé en égoïste singulier. Aujourd’hui mes regrets ne suffisent pas et je lui dis cette vérité les larmes aux yeux… « Je t’aimais mon Autre, et je me le cachais. Chaque fois que je te revois je le sais, et je sais que c’est trop tard. Mon heure est passée, c’est ainsi que va la vie. Je te prie d’excuser tout le mal que je t’ai fais sans le savoir. Tu ne méritais pas tant d’ignorance… pardon M. » Plus jamais cela, plus jamais… le jour où je rencontrerais mon autre Autre, je lui dirais mes sentiments. Que nous soyons unis dans cette vérité si belle et si simple. Que la franchise m’aide à mieux vivre à deux, voila mon souhait. Plus jamais je ne veux me mentir. Qu’importe de se protéger derrière des illusions d’insensibilité. Ce qui nous fait, c’est justement notre sensibilité. Il ne faut pas se renier. « … j’ai envie d’être avec toi, à chaque instant je pense à toi… le nier c’est me mentir, l’avouer c’est ne plus me trahir… se dévoiler est un don » Je te fais ce don, don de moi, don de mes entrailles. Accepte moi tel que je te vois, tel que je te ressens, à toi je me donne « corps et âme » comme on dit. Je t’appartiens car je le désire. Soit ma prison de bonheur, enferme moi dans ta beauté intérieure, envoûte moi pour que je ne puisse plus jamais m’échapper. Soit ma sirène, soit ma reine. J’affronterais toutes tes chimères afin de te libérer, afin de m’emprisonner… Mais comment me dévoiler ? Je te sais absente de moi. Tu ne m’as pas vu, ton regard est ailleurs, loin de moi.
28 gennaio

Où sont nos véritables sentiments ?

Nous viennent-ils d’espoirs, de rêves, de réalités, d’illusions quelconques ? Qu’est-ce qui me fait penser que j’éprouve un sentiment amoureux pour une personne ? J’écoute Yann Tiersen et je me retrouve mélancolique. Je suis seul dans la vie, personne ne m’aime…réflexion totalement arbitraire et subjective qui n’as aucune naissance valable. Je suis entouré par des gens qui m’apprécient, une famille, des amis, que me manque-t-il ? C’est une absence désirée… j’ai voulu être seul, considérant que ma relation amoureuse n’était pas épanouissante ; et c’était vrai !!! Dans épanouissante je n’inclue pas une relation à l’eau de rose où tout est beau et « tout le monde il est gentil ». Je n’ai pas d’illusions sur ce sujet : il est normal que des conflits naissent, se nourrissent d’une vie quotidienne dans un couple. Des frustrations, des compromis, des désirs non avoués, des erreurs de comportements suffisent à créer des tensions. Mais je m’éloigne de cet épanouissement recherché !! S’épanouir…. Pour moi ce serait être heureux à chaque instant des petits riens qui font un couple. Aussi bien les « petits rien » bons, que mauvais. Ce qui compte c’est de les vivre en connaissance de leur origine et de s’avoir qu’on peut les apprécier. Les apprécier du fait de leur origine aimée : l’AUTRE. Car dans tout ceci il « n’est » question que de l’autre, c’est-à-dire la personne qui partage notre vie et avec laquelle nous sommes biens. Qu’importe ces petits défauts si l’amour développé est plus grand. Plus grand… oui, plus grand que la frustration éprouvée lors de l’acte réprouvé. Ceci ramène ce sentiment de frustration à une simple prise de conscience de notre amour ; ce n’est plus une frustration mais une compassion attendrie pour cette habitude « désespérante » mais absolument inchangeable de l’Autre. C’est finalement une compréhension, une acceptation totale de l’Autre. Voila un épanouissement, car une sérénité nous envahit à partir du moment où l’on accepte l’Autre. C’est tout le contraire lors de heurts incessants, de reproches répétés, lancinants. On se sent « mal-aimé » donc pas accepté tel que nous sommes. Alors que c’est la base d’une relation aboutie. J’ai fuis cette torture sentimentale, conflictuelle pour être moins malheureux, et j’y suis arrivé. VICTOIRE Ce n’est pas certain… du moins une victoire modéré sur la vie puisque je ne suis plus torturé psychologiquement par l’Autre, mais que je ne suis pas non plus complètement heureux seul. Mais je le savais déjà. Le célibat ne me convient pas. Je survis le temps de rencontrer au hasard d’un chemin la personne qui me regardera et que je regarderai. Et d’un coup, ce n’est plus une histoire au singulier mais au pluriel. Le temps de regards échangés, de confessions silencieuses et inavouables à d’autres. Une histoire d’égoïsme à deux qui commence pour un temps indéfini qu’on espère toujours infini, jusqu’au-delà la mort… voici une illusion ? Qui sait ? Vivre à deux une vie entière n’est pas plus illusoire que de rencontrer une personne au détours du chemin de l’amour. La question est de savoir si nous sommes préparés à vivre à deux toute une vie, et rien n’est moins certain : L’herbe est toujours plus verte dans le pré d’à côté… mais qu’importe ce futur incontrôlable… Ce qui compte, c’est ce présent que l’on désire. Ce présent que la vie nous donne en la personne de l’Autre. N’est-ce pas un cadeau extraordinaire ? Merci la vie de m’avoir permis de connaître ce sentiment un jour. Ce sentiment de bonheur au contact de l’Autre. Un contact physique aussi bien que psychologique. Ces petites étincelles dans les regards aux instants de complicité profonde, ces paroles muettes mais si compréhensibles pour nous deux, égoïstes que nous sommes. Cela agace les autres, mais ils paraissent illusoires à nos yeux. Ils ne peuvent comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, car seuls au monde nous sommes. Le quotidien est embelli par ta présence mon Autre… mon Amour ? Est-ce de l’amour, une passion, une illusion ? Mieux vaut l’ignorer et vivre. Simplement vivre ces instants, « présents » de la vie. Merci encore la vie. Physiquement… j’oublie le plus important !!! Sans être un obsédé « physique », je n’oublie pas que ce regard échangé au début fut lié au physique obligatoirement avantageux que nous avons trouvé l’un chez l’autre. Ce physique que nous nions. Quelle bande d’hypocrite sommes nous ! Évidemment que c’est important, même s’il est frustrant de devoir le constater, mais tellement moins frustrant d’en profiter. J’aime mon Autre pour son physique aussi, et heureusement peut être et je lui dis. Où du moins je lui montre car les paroles ne sont pas mon mode d’expression favori, malheureusement… Mes caresses sont comme le vent au printemps dans l’herbe drue et grasse de cette saison, légères car timides, légères car impressionnées par tant de beauté incarnée en un seul être. Mon AUTRE. Des frôlements de passion tel ce vent dans les feuilles en automne, incessants et soutenus car appréciés de l’Autre qui les recherche. L’union de deux personnes est comme une valse de Tiersen, à se rapprocher, à tournoyer ensemble, toujours ensemble car il faut se soutenir dans ce tourbillon. C’est le plus difficile, mais c’est le plus enivrant. Jusqu’à mon soûl je me gorge de toi si belle pour moi. Je pense que jamais ce présent ne s’arrêtera, ce n’est pas possible… nous sommes trop bien ensembles, si bien que rien ne doit plus nous inquiéter. Illusion encore que cela. Le quotidien est toujours la ; certes tu me le rends rose dans son gris permanent mais c’est de l’illusion encore et toujours. Est-ce grave ? Je ne le crois pas, vivre d’illusions est possible au pays de l’insouciance. Doux pays que celui-ci. Je m’y envole parfois en rêveur éveillé et ce n’est que du bonheur. Comme à l’instant, où, grâce de la vie je ne pense qu’à toi, toi si merveilleuse, si toute de toi, toi si innocente parfois, toi si naturelle, toi si heureuse d’être simplement avec nous. C’est cela le bonheur : nous deux, nous semblons ne former plus qu’un. Toi, moi, nous, unis, uniques… j’aime être avec toi, simplement. Les mots ne seraient même pas nécessaires bien souvent, mais je sais que tu les désires ; et pour toi je peux parler. Je peux parler bien que aphone, bien que muet, car tu ne me le demandes pas, et j’ai donc envie de te les offrir, ces mots si doux aux oreilles de l’Autre. Ce ne sont pas des mots de passions car celle-ci m’a quitté. Ce sont juste de mots de sérénité présente, simple contentement de te connaître mon Autre, car t’avoir à mes côtés, libre, consentante et contente, suffit à mon bonheur. Peut être un jour voudras tu être libre sans moi, c’est possible, mais ce ne serait pas grave car je t’aurais rencontré, apprécié. La liberté est le plus important, et si ton bonheur un jour est de vivre sans moi je ne puis désirer m’y opposer, ce serait de l’égoïsme au singulier. Ce ne serait plus du bonheur au pluriel. Ton épanouissement est mon bonheur. C’est simple, peut être simpliste et semblant utopique mais c’est là une réalité. Je crois m’être éloigné… Pourquoi pense-je vouloir vivre avec cet Autre ? Je parle de nous… me tromperais-je ? Parlerais-je de « je » ? Désirer le bonheur de l’Autre est beau mais c’est finalement plus son propre bonheur que l’on recherche que celui absolu de l’Autre. Il ne faut pas se mentir. Si je suis prêt à laisser partir mon Autre pour son bonheur, je suis tout aussi capable de partir pour le mien. Nous serions donc plus dans une relation d’égoïsme au singulier qu’au pluriel. Il ne vient que du fait de l’acceptation de chacun de partager son égoïsme pendant le temps désiré par chacun des partis. Ne penserions-nous donc qu’à « je » ? Là, ma réflexion me révolte !!!!! Nous… pardon… JE serais donc plus vivant en pensant à Moi, plus heureux, plus, plus, plus… pour « MOI-JE »… Je suis dépité… NON !!!!! J’ai tort, c’est obligé. Un tel égoïsme n’est pas possible. Du moins, il est possible mais avec parcimonie, lorsque je désire faire plaisir à mon Autre je ne pense pas à moi, pas complètement. Il y a un moment d’abandon où véritablement je ne pense qu’à elle. Cela fait partie d’un fonctionnement naturel où nous pensons à l’Autre, mais aussi à JE. Un égoïsme partagé, coupé en deux : une moitié pour l’Autre, et l’autre moitié pour JE. C’est aussi simple que cela. Nous ne pouvons pas ne penser qu’aux autres, ou ne penser qu’à soi, nous pensons aux deux ; et c’est bien ainsi !! Me revoilà beaucoup plus serein à présent que cette affaire est débrouillée. Y penser seul est bien, y penser à deux serait mieux. Mais j’oublie déjà que nous ne nous connaissons même pas vraiment… Tu es la en moi, tel un absolu de l’Autre, car tu me plait, mais nous en sommes encore au singulier. Pauvre et triste présent sans présent. Je te désire au futur et au pluriel, mais cela n’est encore qu’une illusion personnelle, et non ce partage pré citer. Vas-tu venir vers moi ? Je suis là, à t’attendre car j’apprécie ce qui te fait toi, je ne te connais pas vraiment encore, mais je te devine et je suis séduit… es-tu loin de moi ? Oui, non… physiquement, psychologiquement ? Peut être les deux… le pire serait de te croiser sans que tu me reconnaisses, moi ton Autre. Que je te vois sans être vu… que deviendrais-je à ce moment présent de l’action ? Aurais-je le courage de me jeter seul dans le tourbillon en espérant que tu me rejoignes. Le valse se danse mal seul, mon bras t’est offert, retrouve moi pour ce bal. Je sais que tu peux transformer mon quotidien, le rendre meilleur… peu importe le passé, le connu et l’inconnu. Ils sont acceptés car ils t’ont fait toi et c’est ainsi que je te désire, toi si magnifique à mes yeux. Tes tortures passées, je désire te les faire oublier, comme tu m’aideras à oublier les miennes. Nous nous comprenons… du moins c’est l’illusion que je me suis crée… Je crois en nous. Sinon comment pourrais-je être en train d’écrire aussi longuement sur nous… tout réside dans la reconnaissance de chacun. Si un seul égoïste a conscience de l’Autre, rien n’arrive au pluriel. Le futur reste tel que le présent, tristement singulier… mais cela est une des composantes incontournable du pluriel. Les déceptions peinent l’âme, L’espoir enlève les larmes ; Les confessions nous grandissent, Les paroles nous unissent… Ces quatre vers me semblent résumer les sentiments qui se font et se défont dans notre cœur. Ils sont évidents mais l’évidence est bonne à entendre pour mieux la percevoir. « Les déceptions peinent l’âme, « et sont malheureusement souvent plus nombreuses que nos attentes ; mais « l’espoir enlève les larmes ; « nous permettant de renaître tel un phénix de ses cendres. L’espoir nous porte vers tout, dans toutes les directions, dans les plus grandes folies. Rien ne peut arrêter notre quête de l’Autre. Il est tard, la fatigue me mets dans un état proche de la transe, c’est un moment que j’aime au cœur de la nuit. Le monde nous semble simple, le bonheur évident et à porté de rêve. C’est dans ces moments que « Les confessions nous grandissent, » un lâché de sentiments, de ressentis nous libère. La nuit devient notre confesse. Sur l’oreiller, dans la réalité, dans nos rêves, dans nos espoirs, sur un clavier. Le « Jack » nous soutient, nous porte. Tout est possible, même que tu me reconnaisses… je suis là ! Me vois tu ? Pour toi je parle, pour toi j’écris, à toi je parle, à toi j’écris… « Les paroles nous unissent… » Les autres Autre m’importent peu. C’est toi seule que je vois, que je sens. Toi seule que je désire dans mes rêves comme dans la réalité quotidienne. Tu es mon Autre, unique à mes yeux. Il ne reste qu’un pas à faire, qu’un regard à échanger, qu’un mot à dire pour que nous soyons pluriel… nous sommes à nous… c’est si simple et tellement utopique à la fois. Une relation peut être simple pour celui ou celle qui le désire… C’est la fin du spleen. Me voila de nouveau rempli d’espoir et donc de vie pleine de larmes. Ta pensée comble un vide dans ma tête, me laissant dans un demi sommeil. Une sérénité doublée d’un affolement sans limite règne en mon cœur. Demain sera révélateur… La vie est belle. Merci la vie… Le 22.01.2006 à 03h00 Je m’étais encore égaré… histoire en fait de retrouver le moral. Se laisser aller à des pensées vagabondes, illusoires, permet d’oublier le temps de ces pensées la réalité qui parfois n’est pas si romantique et idéale qu’on l’aimerait. Où sont nos sentiments ? Ils se trouvent à chaque instant dans les relations que nous entretenons avec les personnes nous entourant. Aussi bien envers les comparses de notre propre sexe qu’avec ceux du sexe opposé. Plus ou moins consciemment ou non nous nous trouvons dans une relation de séduction dans tous les cas. Mon collègue masculin de travail me séduit et réciproquement… A un degré différent d’une relation amoureuse, mais cela reste un stade de séduction ou non, selon que l’on s‘apprécie ou non. Le même phénomène se retrouve également, et peut-être devrais-je dire évidemment, avec mes partenaires de travail féminins. Ce n’est pas innocent si une grande partie des rencontres amoureuses s’effectuent sur le lieu de travail. Tellement peu innocent que pour ma part j’ai conscience à quasiment chaque instant d’être dans un échange de séduction. Certaines personnes me trouveront obnubilé par cette idée, moi je crois plutôt que je ne me voile pas la face. Où est le mal à être en perpétuelle séduction ? Désirer séduire ne signifie pas à chaque fois désirer avoir une relation sexuelle, ou désirer entamer une relation sérieuse avec la personne. Rien de tout cela, mais simplement le désir de plaire à l’autre. Sans majuscule puisque nous ne sommes plus dans un chapitre d’Amour mais de relation humaine tout ce qu’il y a de plus rationnelle et platonique. Utopie certains me diront, dans tous désirs de plaire se pose une idée ambiguë. Telle que l’amitié entre un homme et une femme, ambiguë, ambiguë… et je me dois d’avouer comprendre ces personnes la. Mes amies féminines furent soit des « ex » avec lesquelles j’avais conservé d’excellentes relations, soit des femmes que j’aurais préféré voir un jour devenir plus que des simples et meilleures amies. Où se trouve la barrière ? Celle où une collègue ou une amie devient plus ? Elle est très mince, et à la fois énorme. Aussi énorme que le peu de chances que nous possédons de croiser un jour aux croisées d’un chemin le grand Amour. La différence de relation se trouve dans le fait que des affinités plus ou moins importantes existent entre les deux partis. Des affinités, et ce petit plus inexplicable qui amène une personne à considérer l’autre comme l’Autre. Drames multiples et indénombrables d’âmes solitaires dans le travail, qui se morfondent en espérant une réciprocité de sentiments. Ne vous est-il jamais arrivé d’être conscient de l’Autre sans que celui-ci ne vous ai même deviné ? Si vous l’infirmez, c’est que vous n’êtes pas d’une nature encline aux sentiments amoureux, ou alors vous fûtes excessivement chanceux… trouver quelqu’un agréable n’est pas innocent. C’est qu’un courant de séduction est passé entre vous et cette personne. Ne dit-on pas d’une personne qu’elle est plaisante ? C’est donc qu’elle nous plait. Et pour plaire nous sommes obligatoirement dans un acte de séduction, et le pas est sauté !!! Le tout est d’assumer son désir de plaire. Je le revendique pour ma part : je ne me sentirais pas exister si je n’étais pas en constante séduction de mon entourage. La blessure est plus importante quand je me sens dans l’échec, mais cela fait malheureusement partie de l’incontournable relativité dans tout acte. Selon le contexte et la personne la séduction peut parfaitement échouer. Triste évènement contextuel… mais c’est un peu simpliste que de réduire un échec à un contexte ; ne nous leurrons point, on ne peut pas plaire à tout le monde. Le plus frustrant que je connaisse est la séduction avortée. Nous rencontrons une personne avec laquelle l’échange d’idées et plein d’autres choses se font bien. Mais le contexte, l’entourage font que ce début de séduction est arrêté. Il ne reste plus au final que la nostalgie d’une rencontre de l’Autre peut être ratée. Ce n’est pas vraiment grave en soi, ce n’était peut être que notre imaginaire qui s’était emballé le temps d’un instant, sans plus… mais si… combien de fois me suis-je trouvé à regretter un manque de hardiesse de ma part. Et si, et si… Et le temps efface cette frustration ressentie, simplement. Rien n’est dramatique…