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14 febbraio

a la mémoire de...

A bientôt

 

 

Quitter un village, une ville, un pays,

Laisser ses amis et tout ses parents,

Partir comme une ombre s’évanouie,

Laisser sa femme ainsi que ses enfants,

 

Aller à la rencontre du rêve…

Pour nous l’image est toujours présente,

Et son nom à jamais sur nos lèvres,

Sa mémoire nous sera constante.

 

La mélancolie et la tristesse

Seront une boisson empoisonnée :

Infinies seront les maladresses

Qui seront pourtant bien intentionnées.

 

Devenir une source de chaleur,

Réconforter ainsi sa famille,

Devenir une source de bonheur,

Devenir une étoile qui brille…

l'Autre et nous

Attente

 

 

Il peut être si long d’attendre un message,

On se retrouve à la recherche de présages,

En espérant d’eux un geste de compassion.

Mais ils ne font qu’accentuer notre passion.

L’importance que peut détenir un secret

Est si forte. Elle oblige à hurler,

D’impuissance, de colère, de désespoir.

Mais toujours continue d’exister des espoirs :

Il subsiste du bonheur une chimère,

De l’amour un souvenir souvent amère,

De l’être adoré une image déformé,

De ses lointaines lettres un rêve ensommeillé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A toi

 

 

Tu es u bijou méconnu

De ton écrin actuel,

Belle de mon esprit,

Tu enchantes le ciel

De ma pensée assombrie.

Tu es la fraîcheur de la rosée,

Et je me baigne en toi

Ainsi que dans un calice sucré.

Je nais une seconde fois

Au contact de ton corps.

Merveilleuse muse moderne,

Tu réveilles en moi ce qui était mort.

Tu troubles ma sérénité

Si difficilement acquise.

Ton charme d’éternité

Te crée absolument exquise.

Mais ce changement me séduit,

Et je me trouve attiré

Par ce bijou qui reluis.

Même ma pudeur disparaît,

Et je me montre à toi,

Nu et vierge dans mes sentiments.

Tu me reformes pour toi

Ainsi je n’existe plus dedans.

Pour toi, je m’ouvre…

 

 

 

 

 

 

Manque

 

 

Il est si long d’attendre de te revoir.

Je rêve de t’entendre dire « oui »

A tout ce que je pourrais espérer.

C’est un mot à tel point avenant.

J’ai un sentiment si doux

Lorsque je pense à toi, je m’illumine

Je vis un rayonnement interne.

C’est toi qui l’engendre, le conçoit,

Tu le recevras naturellement.

En fait, tu me constitues déjà,

Je dépéris en ton absence.

 

 

 

 

 

 

 

Endiablée

 

 

Au milieu de ces longues journées ternes,

Tes apparitions souriantes transforment

Mes perspectives moroses et ternes.

Ton charme insolent déforme

Mes idées de sagesse, oh diablesse !

Tant que je te verrais joyeuse et en beauté,

Je ne serais qu’un homme avec ses faiblesses.

Tu as beau caché tes avantages secrets,

Ceux-ci nous invitent d’autant à les dévoiler.

Tes trésors in connus me font rêver :

Je les imagine sous un ciel étoilé,

Se fondant dans cette atmosphère rêvée.

Belle de nuit, habillée de passion ;

Tu deviens une flamme vivante,

Une femme brûlante de tentation.

Mon désir de toi n’est plus calme ;

Tu t’approches de moi, charmeuse…

Ton sourire achève mon cœur.

Pitié ! Donne toi enchanteresse malicieuse,

Ton corps existe pour mon bonheur,

Tes cartes sont celles du désir,

Tes atouts sont ceux du plaisir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si le doute

 

 

Si le doute dans ton cœur

Voilait ce soir mon image,

S’il fallait que voix sage

Calme peut être tes pleurs.

 

Tu t’en irais lentement

Dans la plaine monotone,

Jusqu ‘aux grands bois murmurants

Où sourit déjà l’automne.

 

Ils te diraient ma tristesse

Et ma nostalgie de toi,

Et mes rêves de caresses

Aussi fervents qu’autrefois.

 

Sur la plus haute montagne,

A l’heure où cesse le bruit,

Tu regarderais la nuit

S’étendre sur la campagne.

 

Et de l’orient lointain

Luirait comme un doux sourire

Le rayon pur et divin

Qu’on ne verra pas mourir.

 

Il te dirait mon amour

Comme lui fidèle et fort,

Plus passionné à chaque aurore,

Et qui durera toujours…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rêves du soir

 

 

Je voudrais une amie auprès de moi le soir,

Quand le vent souffle et pleure, ou que la neige tombe ;

Lorsque je reste seul, pensif, entouré d’ombres,

A regarder venir l’instant de la nuit noire.

 

Je voudrais une voix tendre et mélodieuse

Pour me bercer quand l’heure appelle le chagrin,

Lorsque j’entends sonner dans la nuit anxieuse

Le temps désespéré au carillon d’airain.

 

Je voudrais un amour et de douces caresses,

Lorsque le vieil automne ou le paisible hiver

Dorment sur un tapis de rêves et de chimères,

Et qu’il flotte dans l’air une immense tristesse.

 

Je voudrais une tête appuyée sur mon cœur

Pour apaiser le soir ces battements sans fins,

Lorsque je vais dormir et que de vagues pleurs

Coulent très doucement de mes yeux de gamin.

petits délires

L’œil

 

 

Un œil rouge.

Il se distingue dans la nuit,

Il est venu après des pleurs,

Il transperce les ténèbres,

Il s’éteint sous la paupière,

Il attire un autre œil, bleuté.

Un œil bleu.

Il se confond à de la pluie,

Il vogue de longues heures,

Il devient un instant sombre,

Il transforme des prières,

Il coule vers un autre œil,vert.

Un œil vert.

Il se reflète, nous séduit,

Il nous chavire le cœur,

Il a des amis en nombre,

Il regrette naguère,

Il s’élève à un œil, jaune.

Un œil jaune.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Graphitage

 

 

Du rouge dessine d’immenses formes.

La main, c’est une première, tremble

De peur, de plaisir, des gens dorment.

Quel est ce graphique ? Il semble…

Non, c’est… c’est beau et inexprimable,

Anonyme et remplis de talent.

L’analyste s’y perd, inextricable…

Scandale, vandalisme pour décadents.

Incompréhension de l’œuvre magique,

Déchirante sur l’immense mur neuf.

Les préjugés effacent tout

Tout devient tragique…