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cagniart benoit

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2月28日

L’automne

L’automne

 

 

 

 

 

 

 

Les belles feuilles rousses

En pluie légère

Tombent sur les vertes mousses

Et sur les éphémères.

 

Le triste sol se réjouit

De cette couche

Qui joyeusement le met à l’abri

Des souches.

 

Des animaux se cachent

Dans leurs tanières

Et descendent les molles marches

Qui les enterrent.

 

Tout commence à s’endormir,

La nature

Calme son ardeur qui la faisait s’épanouir

Et devient obscure.

demain nous partirons

Demain, nous partirons

 

 

 

 

 

 

 

 

Demain, si tu le veux, nous partirons,

Nos cœurs battant de fièvre et du plus bel amour,

Bien avant l’aube, heureux, tout  au sommet des monts

Car je veux être là pour saluer le jour.

 

Nous irons à pas lents, à travers les chemins,

Sur les sentiers brillants d’un fraîche rosée,

Nous marcherons ainsi dans l’herbe reposée,

Sans parler, sans songer aux lendemains.

 

La brume au petit jour, flottant sur les prairies,

Gentiment poudrera ton joli visage,

Et l’air pur d’un lointain et paisible rivage

Chassera de nos fronts nos graves rêveries.

 

Nous verrons des fumées au loin, monter des ports,

Et les bruits ne seront pour nous que des simples chansons

Car nous n’entendrons plus des cités que le son

Des cloches tranquilles et accueillantes dans l’aurore.

 

Le grand ciel éphémère étendra sur nos têtes

Son océan semé de voiles blanches.

Les loriots, les pinsons, tout joyeux dans les branches,

Avec nous feront fêtes.

 

Nous sourirons alors d’avoir parfois pleurés,

Et nous nous promettrons l’avenir. Comme gage

Ta lèvre emportera le baiser de voyage

Dont je l’aurai décorée.

au fil des ans

Au fil des ans

 

 

 

 

 

L’année passée est là, sous mes yeux, sur mon front,

Dans la rue, les enfants criaient comme autrefois,

Dans le lointain, des coqs chantaient à pleine voix

Comme ils faisaient alors, comme toujours ils font.

 

Et c’est l’après-midi, l’air chaud semble pesant.

Un rire éclate et vibre par instant,

Un chien jette à l’ennui quelques longs bâillements,

Sur l’enclume, un marteau tinte, le ciel est reposant.

 

Et tout prêt, des moteurs ébranlent l’atmosphère,

Chacun recherche l’ombre et s’assied, fatigué.

Que de bruits familiers dans ce jour d’éther,

Chants, appels de gamins, rumeur d’une cité.

 

Je connais ces regards, ces voix, ces maisons,

Je connais plus que tout, cet après-midi las,

Les volets clos, la sieste et le chant des bourdons,

Le changement arrive, mais le temps passe…

si la guerre

Si la guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

S’il vient la guerre aux jours prochains,

Si les canons parmi les plaines

Et les monts tonnent demain,

Si la tempête se déchaîne,

 

Je partirai vers mon destin :

Un peu triste, oui, mais sans crainte.

J’entendrais des pleurs et des plaintes,

Qui montent dans le matin.

 

Je marcherai, soldat de gloire,

Sous les obus et sous les balles,

Et un jour, dans un trou noir

Me couchera une rafale.

 

Si j’ai le temps d’un souffle alors,

Pour prendre congé de la terre,

Et la chance d’un rêve encore ;

Venant du beau ciel de naguère.

 

Avec cette suprême fièvre

Qui montera de ma blessure,

Vers toi partira de mes lèvres

L’adieu de mon dernier murmure.

 

Tu n’en sauras jamais l’heure,

Ni des derniers chagrins, ni des regrets,

Mais tu sauras que je t’aimerai,

S’il vient la guerre et que je meurs.

 

pour un baiser

Pour un baiser

 

 

 

 

 

 

Pour un baiser, je m’en irai ;

Je quitterai

Mes bois riants et mes prairies

Toutes fleuries.

 

Je m’en irai par une nuit

De doux printemps,

Sous le ciel bleu, sans un ennui,

Gai, triomphant.

 

Je partirai pour un baiser,

Je quitterai

Notre rivière et nos guérets.

Pour m’apaiser.

 

Je chanterai les jours d’été

Si radieux,

Et les ruisseaux qui rêvent encore mieux

Pour le prochain été.

 

Je quitterai les buissons verts

Et les grands blés

Que nous regardions onduler

Comme la mer.

 

Et libre et seul, au vent du soir,

Je marcherai

Vers le front couronné de gloire

Que j’aimerai.

 

Et loin, sur les chemins embrasés,

Je m’en irai

Et jamais je ne reviendrai

Pour un baiser.

2月14日

a la mémoire de...

A bientôt

 

 

Quitter un village, une ville, un pays,

Laisser ses amis et tout ses parents,

Partir comme une ombre s’évanouie,

Laisser sa femme ainsi que ses enfants,

 

Aller à la rencontre du rêve…

Pour nous l’image est toujours présente,

Et son nom à jamais sur nos lèvres,

Sa mémoire nous sera constante.

 

La mélancolie et la tristesse

Seront une boisson empoisonnée :

Infinies seront les maladresses

Qui seront pourtant bien intentionnées.

 

Devenir une source de chaleur,

Réconforter ainsi sa famille,

Devenir une source de bonheur,

Devenir une étoile qui brille…

chansons

Au revoir

 

 

Tu sais qu’l’amour, c’est pas mon fort

Tu sais aussi qu’j’aime pas les efforts

Y faut pas m’en vouloir

Ce n’est qu’un au revoir.

Tu sais bien qu’ta vie, c’est qu’une mort.

Tu sais qu’j’suis de métier croque-mort.

Hé, tu veux plus me voir,

Tu m’quittes ce soir !

Est-ce que t’as vu, là, le chien qui dort ?

Quelle idée de l’avoir app’lé Médor !

 

C’est qu’un au revoir

J’pars que pour toujours

 

T’as été folle un jour d’m’aimer.

J’aurais p’t’être pas du te charmer.

T’as été plus qu’heureuse,

Ne fais donc pas la pleureuse,

T’arriverais p’t’être à me faire chialer.

Tu m’f’rais encore plus vite m’en aller.

Tu t’souviens d’la marieuse,

C’n’était qu’une bête vicieuse ;

Et cette maison pareille à l’enfer,

C’jour là, tu m’as vraiment mis les fers !

 

C’est qu’un au revoir

J’pars que pour toujours

 

Allez, salut ! j’m’en vais maintenant.

Ne m’regarde pas si méchamment,

T’as tout fait pour ça ;

Et quand tu m’délaissas,

J’ai rien dit d’méchant sur ton amant,

T’as même osé me traiter d’manant,

Sans qu’je réponde rien.

T’as jamais rien fait de bien ;

Tu vois, je pars avec tes larmes

C’est pas la peine d’user d’tes charmes.

 

C’est qu’un au revoir

J’pars que pour toujours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chers alliés

 

 

Ho, vous ! Hommes, plaignez-vous donc de cette guerre,

Priez un peu pour notre pauvre et bonne terre ;

N’êtes-vous pas tous écrasés, accablés de honte ?

Priez un peu pour tous ces hommes qui s’affrontent.

L’argent vous pourrit bien plus que jusqu’à la moelle,

Soyez heureux des prix qu’atteint le gasoil,

Vendre des armes rapporte des bénéfices,

Mais que faites-vous de la patrie et de vos fils ?!

Vous tous, président et ministres et diplomates,

Connaissez-vous les échecs ? Échecs et mat !!!!

 

Bénéfice, sale mot que l’on désire,

Coupable de guerres et de misères.

 

Vous attristez sur cette guerre surprise,

Mais pourquoi donc l’avoir légalement permise ?

Etre tous contre la guerre et contre les armes,

Avoir le désir de prévenir contre un drame,

Etre contre les dictatures et Saddam Hussein,

Et pourtant !!!Priez donc pauvres pêcheurs, amen !!

Etes-vous fous, ou étouffez-vous de bêtise ?

Une armée, le nucléaire, c’est votre hantise.

Construire des armes plus meurtrières,

Ne vous souvenez-vous donc pas des guerres d’hier ?

Peace and love, l’homme ne connaît plus ces beaux mots,

Cette guerre vous a fait oublier tous les maux.

Qu’il en existe d’innombrables sur terre. Tout ça, à cause de cette saleté de guerre.

 

Bénéfice, sale mot que l’on désire,

Coupable de guerres et de misères….